Depuis janvier 2025, les maisons individuelles et les monopropriétés mises en vente doivent se soumettre à un audit énergétique si leur DPE est de classe E. C’est déjà le cas pour les DPE F et G depuis 2023.
Afin de faire face à la pénurie de professionnels pouvant établir cet audit énergétique, les diagnostiqueurs pouvaient obtenir une attestation provisoire. Néanmoins, toutes ces attestations provisoires ne sont plus valables depuis le 30 avril 2025.
Depuis le 1er juillet 2024, les diagnostiqueurs certifiés DPE doivent désormais passer un examen pour pouvoir obtenir une extension de certification d’audit énergétique.
Avec la fin des attestations provisoires, la lourdeur du nouveau dispositif et un taux d’échec élevé à l’examen de l’audit, le nombre des diagnostiqueurs certifiés pour cet audit énergique est en baisse. Ce qui inquiète les professionnels de ce secteur ainsi que les pouvoirs publics compte tenu du rôle important de l’audit dans l’éradication des passoires thermiques et la lutte contre le changement climatique.
Outre les raisons évoquées plus haut, il y a aussi le peu de volume d’activité que cela engendre à court terme puisque cet audit n’est imposé que pour certaines ventes de biens immobiliers.
Il y a aussi la concurrence. En effet, les diagnostiqueurs ne sont pas les seuls à pouvoir pratiquer cet audit. Les professionnels et entreprises labellisés RGE, les bureaux d’études qualifiés en audit énergétique, les architectes et les cabinets d’architecte y sont aussi autorisés.
Le changement de calcul du DPE au 1er janvier 2026 avec l’abaissement du coefficient de conversion de l’électricité va aussi engendrer une baisse de ces logements soumis à l’audit puisque certains d’entre eux pourraient sortir de ces catégories passoires thermiques.